James Bond : Daniel Craig encore dans la course ?

Alors que l’identité de son successeur tarde (encore) à se faire connaitre, il semblerait que Daniel Craig soit toujours l’homme de la situation sitôt qu’il est question de jouer à James Bond. La preuve : Sony aimerait s’arroger les services du blond de 48 ans pour deux nouveaux films de la saga et aurait pour ce faire aligné une juteuse somme d’argent sur la table. 

Luke Evans, Jamie Bell, Aidan Turner, Tom Hiddleston, Damian Lewis, Tom Hardy… Plus le temps passe et plus la liste des prétendants au smoking le plus prisé au monde s’alourdit. Rien d’étonnant à cela me direz-vous : James Bond étant une icône nationale outre-Manche, rien de plus normal que de voir les acteurs du monde entier tenter leur chance afin d’entrer dans la postérité. Mais dans l’équation, rapidement devenue insoluble, subsiste une variable : Daniel Craig. L’actuel locataire de l’Aston Martin DB5, bien que contractuellement lié à la saga pour encore un film, semble en effet partagé à l’idée de reprendre du service. En cause ? Une condition physique qui s’érode mais surtout une lassitude progressive acquise aux lendemains du tournage de Spectre, qui l’aura éloigné des siens pendant 8 mois. Un état de disette que compte bien stopper Sony, car si l’on se fie aux informations détenues par le média Radar Online (toujours très bien renseigné soit-dit en passant), la firme japonaise aurait proposé la coquette somme de 150 millions de dollars pour s’allouer les services de l’acteur pour deux nouveaux films de la saga. Un cachet en or qui le propulserait de très loin comme comédien le mieux payé de tous les temps pour un film, mais qui servirait avant tout à stabiliser le terrain, le temps que la production puisse lui trouver une relève :

« Les studios sont désespérés et cherchent par tous les moyens possibles à s’arroger les services de l’acteur le temps qu’ils lui castent un successeur plus jeune »

La source interne à la production rajoute par ailleurs que Craig est la clé de tout ce foutoir car sa présence serait qualifiée de providentiel :

« Daniel est, selon les directeurs de Sony, la clé pour une transition réussie. C’est pourquoi ils sont prêts à payer cette somme pour arriver à cela. Tout le monde sait à quel point les responsables l’adorent, et l’idée de le perdre, à un moment aussi crucial de la franchise, n’est pas une option »

Cela dit, malgré l’extreme générosité déployée par Sony, rien n’indique encore pour le moment si l’acteur va répondre par la positive. Au vu du récent Spectre, on l’espère de tout coeur, d’autant qu’une clause du contrat de Christoph Waltz, stipule très explicitement que l’acteur autrichien révélé par Quentin Tarantino serait de la partie pour les deux films si Craig venait à revenir. De quoi augurer un combat de titan entre l’espion charmeur et sa plus illustre némésis, Blofeld.

La bande-annonce de Spectre (actuellement dernière aventure avec Daniel Craig) : 

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

On l’appelait Robin des Bois : la dette de sang

Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.

André is an Idiot : le dernier cri d’un condamné

On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.