Clowns tueurs : Notre top 10 des clowns les plus flippants

Clowns tueurs : notre top 10 

La coulrophobie, vous connaissez ? Il s’agit de la peur panique et irraisonnée des clowns. Une phobie apparemment très répandue, surtout en ce moment, alors que des individus maquillés envahissent les rues des villes pour effrayer les passants et commettre les pires exactions en toute impunité. Halloween a beau être derrière nous, la tendance risque de perdurer encore un peu. Nous vous proposons aujourd’hui un petit top des clowns les plus flippants sur petit et grand écran, qui ont pu inspirer ces tristes faits divers.

10) Les clowns tueurs venus d’ailleurs

Quoi de pire qu’un clown au sourire bien perturbant pour donner des mauvais rêves ? Un clown extra-terrestre, bien sûr. Dans ce film complètement déjanté, un cirque volant abritant des créatures tueuses de l’espace atterrit sur Terre, et terrorise une petite ville des États-Unis. Dans le genre série B, on fait difficilement mieux. À noter qu’une suite est prévue pour l’année prochaine. En 3D, bien sûr.

clowns-venus-ailleurs9) Burger Kill

Qui n’a jamais été traumatisé dans son enfance par Ronald MacDonald, la pourtant sympathique mascotte de la chaîne de fast-food éponyme ? Visiblement, celui-ci a marqué l’imaginaire de Brendan Cowles et Shane Kuhn, qui ont mis en scène cette vaste farce, dans laquelle Horny le clown, la mascotte du restaurant Hella Burger, se met à massacrer tout le monde. Si ce film ne vous convainc pas de manger moins gras, sucré et salé, rien n’y parviendra.

Burger-kill-clown

8) Clown

Bon, là, on anticipe un peu. Mais les prémices de ce film, prévu prochainement, ont de quoi mettre l’eau à la bouche. Un homme se déguise en clown pour l’anniversaire de son fils, et découvre qu’il ne peut enlever le costume. Et si on vous dit que le clown en question sera joué par Peter Stormare, l’un des meilleurs psychopathes de l’histoire du cinéma ? Alléchant, on vous dit.

Clown-Peter-Stormare

7) Gacy

Rien n’est pire que quand la réalité et la fiction se mêlent. Sorti en direct-to-video en 2003, ce film est centré sur John Wayne Gacy, un citoyen apparemment modèle et clown professionnel, qui dissimule un tueur en série particulièrement prolifique. Et le pire, c’est que cette histoire est inspirée de l’histoire vraie de John Gacy, arrêté et condamné à mort pour agressions sexuelles et meurtres sur au moins 33 garçons et filles. Et on se demande encore pourquoi les clowns nous font flipper…

John-Wayne-Gacy-clown-serial-killer

6) La Maison des 1000 morts

Rob Zombie a su se créer, au fil des années, une petite communauté de fans fidèles, qui acclament son imagination débordante, peuplée de créatures étranges et d’histoires bien glauques. Parmi les fruits de son inconscient, on peut noter le terrifiant Captain Spaulding, vu dans La Maison des 1000 morts et The Devil’s Reject. D’abord présenté comme un personnage ambigu mais attachant, il se révèle le patriarche d’une famille de psychopathes dégénérés. Décidément, on ne peut vraiment pas faire confiance aux clowns.

maison-des-1000-morts-clowns

Bande-annonce : La Maison des 1000 Morts

5) Supernatural

Une série basée sur des chasseurs de phénomènes surnaturels, forcément, il y aura bien un épisode dédié à cette vieille phobie des clowns qui nous hante depuis l’enfance. Dans Supernatural, il aura tout de même fallu attendre le deuxième épisode de la saison 2, intitulé « Everybody loves a clown », et simplement traduit Le Clown dans nos vertes contrées. On y voyait un tueur se grimant en amuseur de foire pour inciter les enfants à les laisser entrer chez eux. Ils étaient alors libres de commettre leurs massacres. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il avait une tête à inspirer confiance.

Bande-annonce – Supernatural – « Everybody Loves a Clown »

4) Balada Triste

Pas vraiment un film d’horreur à proprement parler, mais ce chef d’oeuvre signé du réalisateur Espagnol Alex de la Iglesia, mérite sa place dans ce top. L’histoire se situe pendant la guerre civile, et le scénario joue intelligemment avec l’Histoire pour l’incorporer dans son récit. Ici, point d’entités maléfiques, mais un jeune homme rendu fou par les tortures subies, et qui finit par se défigurer, et se créer son propre maquillage de clown en se scarifiant, dans le plus pur esprit du Joker de Batman. Mais en plus flippant encore, si possible. La scène à elle seule vaut le détour, et l’esthétique sombre du film en fait un incontournable.

Balada-Triste-clown
balada-triste-de-trompeta
balada-triste-alex-de-la-Iglesia

Bande-annonce : Balada Triste

3) American Horror Story

D’après les forces de l’ordre, toute cette sinistre affaire de clowns dans les rues aurait débuté suite à la diffusion d’un épisode de la saison 4 d’American Horror Story. Certains spectateurs auraient voulu rendre hommage au terrifiant Twisty, le clown tueur, et se sont filmés pour faire des canulars. La blague a pris de l’ampleur, et a commencé à partir en vrille. Le phénomène n’a pas tardé à s’exporter, et certains ont poussé le bouchon un peu trop loin. Il faut reconnaître que John Carroll Lynch, l’acteur sous le déguisement, livre une prestation impeccable. Freak Show est en tout cas à voir absolument, surtout en cette période d’Halloween, pour quelques frissons gratuits.

twisty-serie-ahs

2) Batman

Que l’on prenne celui du premier Batman, joué par Jack Nicholson, ou celui du Dark Knight, incarné par Heath Ledger, impossible de ne pas mentionner le Joker dans cette liste. Inspiré du conte L’Homme qui rit, de Victor Hugo, ce criminel a pris une ampleur indéniable au sein de la mythologie du Chevalier Noir, et reste probablement l’un des méchants les plus connus de l’univers des comic books. De simple bouffon à tendances criminelles, il a évolué en pur psychopathe avec les années, au gré de l’inspiration des auteurs. Son humour cynique et sa capacité à passer du statut de clown à celui de meurtrier en puissance, le rend d’autant plus dangereux.

Le-Joker-Heath- Ledger-batman
Batman-Nicholson-Joker

Bande-annonce : Batman « The dark knight »

1) Il est revenu

Si attribuer tout un phénomène (la coulrophobie) à une seule œuvre est un peu simpliste, nul doute que le roman de Stephen King Ça, ainsi que le téléfilm qu’il a inspiré, ont grandement contribué à la chose. Si l’entité maléfique qui hante les rues et les égoûts de Derry prend plusieurs formes au fil des pages, aucune ne marque autant que celle de Pennywise, dont l’apparence relativement innocente, dissimule un monstre millénaire aux accents Lovecraftien. Le livre doit faire l’objet d’une nouvelle adaptation au cinéma, chapeautée par Cary Fukunaga, qui s’est fait un nom en mettant en scène la saison 1 de True Detective. Il faudra alors trouver un remplaçant à Tim Curry, dont le sourire carnassier hante encore les cauchemars de millions de téléspectateurs.

timburdy-clown-Il-est-revenu

 Auteur de l’article : Mikael Yung

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Wedding Nightmare : Deuxième partie – Battle of the ring

En apparence, ce "Wedding Nightmare : Deuxième partie" promettait d'être une suite qui se démarque de la surexploitation des studios. Le film de Matt Bettinelli-Olpin et de Tyler Gillett s’inscrit pourtant dans cette triste réalité, après un premier volet qui avait su encapsuler tout le plaisir régressif d'une série B, avec ce qu'il faut de suspense, d'effusion de sang et de maladresse calculée pour que le spectateur s'amuse ludiquement dans une partie de cache-cache à mort.

Pour Klára : mange, existe, aime

Cinquième long métrage du Slovène Olmo Omerzu, "Pour Klára" embarque une famille décomposée sur les rivages ensoleillés de l'Adriatique pour mieux l'observer se noyer à sec. Un drame familial d'une subtilité redoutable, porté par un regard qui n'accuse personne — et qui, du coup, nous met tous en cause.

Romería : la mémoire des vagues

Carla Simón n'a jamais vraiment cessé de filmer sa propre histoire. Avec "Romería", son troisième long-métrage en compétition à Cannes 2025, elle va plus loin que jamais : reconstituer la jeunesse de ses parents, morts du sida, à travers le regard d'une fille de 18 ans qui débarque en Galice pour la première fois. Un film sur les origines, les silences de famille et le pouvoir du cinéma à combler ce que la vie n'a pas laissé le temps de vivre.

The Drama : pour le pire ou pour le rire ? Telle est notre (délicieuse) interrogation

Voilà une œuvre qui montre qu’un certain nouvel Hollywood (ici A24 mais ça pourrait être Neon ou FilmNation) peut nous offrir des bons films dits du milieu. Deux stars à l’alchimie indéniable, un scénario original et impeccablement écrit et la réalisation alerte d’un cinéaste qui confirme une voie singulière pour un petit bijou. Une œuvre dont on ne saurait dire si c’est un drame ou une comédie ou les deux, en tout cas accouchée d’une veine romantique acerbe.

Un jour avec mon père : ce qui reste dans la lumière

Il y a des films qui arrivent comme arrivent les souvenirs d'enfance : par effraction, sans prévenir, avec cette netteté particulière des choses qu'on n'a pas cherché à retenir. "Un jour avec mon père", premier long métrage du réalisateur britanno-nigérian Akinola Davies Jr., est de ceux-là. On entre dans ce film comme on entre dans une journée ordinaire et on en ressort changé, sans trop savoir pourquoi, avec quelque chose de chaud et de douloureux logé quelque part dans la poitrine.

Films 2022 : le top de la rédaction du MagDuCiné

Qui dit début d’année dit regard rétrospectif sur l’année écoulée. Alors, comme le veut la tradition, voici les onze films élus par la rédaction du MagDuCiné comme meilleurs films de l’année 2022. Un top où, cette année, nous croisons beaucoup de grands noms, entre Paul Thomas Anderson et Dominik Moll, Ruben Östlund et Park Chan-wook, Bruce Wayne et Elvis Presley...

Les personnages de séries préférés de la rédaction, entre Histoire et fiction

De nombreuses séries s'inspirent de faits réels : voici quelques un des personnages fictifs inspirés de personnalités historiques préférées des membres de la rédaction du MagduCiné.

Les séries qui ont marqué la rédaction du MagduCiné : Breaking Bad, The Leftovers, True Detective…

Retour en questions sur quelques uns des moments forts des séries préférées des membres de la rédaction du MagduCiné.