Magnum, P.I. : la saison 2 dégaine la moustache en Blu-ray chez Elephant Films

Le 27 juin 2018 sera disponible en Blu-ray la seconde saison de la série culte Magnum, créée par Donald P. Bellisario et Glen A. Larson, avec le fringuant Tom Selleck dans le rôle-titre.

Synopsis : A la suite d’un pari, le détective Thomas Magnum peut occuper librement la propriété hawaïenne de l’écrivain Robin Masters, mais qu’il doit partager avec Higgins, majordome britannique, dont les chiens sont la plus grande hantise de notre sympathique héros. Aidé de ses amis Terry et Rick, vétérans du Vietnam et anciens Marines comme lui, il enquête dans un décor paradisiaque sur toutes sortes de crimes, avec humour et charisme…

Magnum poursuit sa cure de jeunesse en Blu-ray

Thomas Magnum est de retour en Blu-ray : enquêtes musclées ; traumas à affronter ; et missions de garde du corps et de sauvetage au programme. Comme écrit dans l’article concernant la première saison, le retour de Magnum dans une copie remastérisée excellente permet de véritablement redécouvrir les aventures du détective moustachu, enfermé dans les abimes de la nostalgie qui avait iconisé le personnage en quelques éléments visuels (la moustache, la chemise hawaïenne, la Ferrari et Tom Selleck bien sûr) et qui l’avait alors figé comme l’une des nombreuses œuvres de la Pop’ Culture devenues de véritables doudous (Cf. Nicolas Bonci et son article sur Mad Max Fury Road). Heureusement pour Magnum et pour ses fans, Elephant Films refait battre son cœur, sortant alors le personnage de la cire qui l’avait paralysé dans le petit musée de la nostalgie.

En effet, trois mois après la sortie Blu-ray de la première saison, l’éditeur Elephant Films nous propose d’accéder à la seconde, toujours en haute définition. Une HD formidable mais pas sans défauts : on trouve ici et là des plans souffrant violemment de la surprésence de grain ; d’autres dignes d’un upscale de DVD ; ou par ailleurs des plans trop lissés aplanissant alors les images. Mais rassurez-vous, l’édition proposée par Elephant Films dispose d’une image à la restauration soignée, détaillée et harmonieuse. La bande-son française, certes remastérisée, souffre toujours d’un écho concernant la voix-off de Thomas Magnum, doublé par le génial Francis Lax. Du côté des bonus, l’éditeur fait toujours vache maigre. Il ne propose que la deuxième partie de l’entretien avec Donald Bellisario (réalisé en 1996), complétant alors le bonus fractionné de la première saison. Et bien sûr les éternelles bandes-annonces des prochaines séries éditées par Elephant Films. Le coffret, comme celui de la première saison, est proposé au prix de 40 euros à sa sortie. Les fans inconditionnels devront donc investir 320 euros pour obtenir l’intégrale des huit saisons s’ils cèdent à l’impatience magnumesque à la sortie de chaque coffret. Quant à vous lecteurs, qu’en sera-t-il ? Le banquier vous dira-t-il « merci » ou vous enverra-t-il un dragon à vos trousses ? Sachez que la première saison de la série peut déjà être obtenue à moins de trente euros sur le web, et que Magnum reviendra à nouveau en haute définition fin août pour la sortie Blu-ray du troisième coffret des aventures de notre détective moustachu préféré.

Extrait – Magnum, P.I. saison 2

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

1080p – 16/9 – 1.33:1 (format d’origine respecté) – Images : Couleurs – Audio : Français 2.0 DTS-HD Master Audio – Anglais 2.0 DTS-HD Master Audio – Sous-titres : français – coffret 4 disques Blu-ray

COMPLÉMENTS

« Magnum : les origines de la série » : interview de Donald Bellisario, 2ème partie

Bandes-annonces – Crédits

magnum-pi-saison-2-visuel-du-coffret-blu-ray-elephant-films

Magnum, P.I.

La saison 2 en Blu-ray le 27 juin 2018

Prix indicatif public : 39,99 €

Festival

L’Étrange Festival 2026 : Ikatan Darah, la dette de sang

À l'Étrange Festival, Ikatan Darah déploie la fureur chorégraphiée de la maison Iko Uwais. Mega, athlète de pencak silat, riposte contre une mafia locale pour sauver son frère endetté. Antagonistes grotesques, adrénaline continue et un duel à la tondeuse à gazon qui coupe le souffle.

L’Étrange Festival 2026 : Tristes tropiques, le masque de l’épuisement

Élevés dans la loi de la jungle par un Maître aujourd'hui disparu, les tueurs d'élite de "Tristes Tropiques" se déchirent entre rumeurs et soupçons de trahison. Park Hoon-jung filme une fratrie fatiguée par ses propres masques, entre mélancolie stylisée et scènes d'action frontales, jusqu'à un climax à la machette.

L’Étrange Festival 2026 : Ithaqua, le dieu de la famine ressuscite la Hammer

La Hammer ressuscite le mythe du wendigo avec "Ithaqua", film de monstre glacial tourné en Ontario dans des conditions extrêmes. Entre horreur mythologique et survival à la sauce western, ce retour du studio britannique séduit par son atmosphère et ses effets pratiques, malgré des défauts de tons et de rythme.

L’Étrange Festival 2026 : Le sabre des gardiens, une épopée à l’étroit

Chorégraphe historique du cinéma d'action hongkongais, complice de Jackie Chan et des Wachowski sur "Matrix", Yuen Woo-ping signe un wuxia porté par des cascades inédites et une tempête de sable réelle. Un film généreux, où le souffle épique se heurte à une narration trop dense pour son format.

Newsletter

À ne pas manquer

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

The Dog Stars : Ridley Scott s’essaie au post-apo (en pantoufles)

Dans un monde post-pandémique, Ridley Scott livre un survival maîtrisé mais sans surprise, porté par Jacob Elordi, Josh Brolin et Margaret Qualley dans les paysages du Colorado.

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.

Fureur apache (1972), de Robert Aldrich : le cimetière des mythes

Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…

La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.