Outro de M83, le générique de la série Versailles

Un générique envoûtant pour la série Versailles par le groupe électro M83 !

Hommage à la grandeur de Louis XIV et au remarquable travail d’architecture du château de Versailles et de ses jardins, le générique d’ouverture de la série de Canal + plante le décor avec grâce et intensité. Les lignes transpercent l’écran, fouettent et découpent le paysage pour y faire naître les éléments du palais à la gloire du roi Soleil. La chaîne Canal + via Capa Drama, Zodiak Fiction et Incendo a commissionné Mémoire liquide et Christian Langlois pour le clip de début. En collaboration avec Fly Studio et le groupe électro M83, ils ont participé à la réalisation de ce sensationnel générique (director cut version). Un petit bijou de graphismes et de sons ensorcelants sélectionné aux SXSW Film Design Awards 2016.

Selon C. Langlois, ils voulaient retranscrire «la domestication absolue du territoire engendrée par Versailles. Le château a été le théâtre de la démesure, des plus belles fêtes et de la vie sociale la plus sophistiquée d’Occident. Ce générique veut illustrer cette brisure et ces scissures par un graphisme moderne qui tranche l’imagerie classique de la monarchie, évoquant ici cette rupture et la naissance d’une nouvelle image pour l’aristocratie et le pouvoir.»

Côté technique, un grand nombre d’éléments visuels ont été tournés en studio à l’aide d’une caméra Red Dragon en vitesse accélérée : les jets d’eau, les fontaines, les animaux, la fumée, les cendres… Des éléments miniatures en 3D préconçus par un groupe d’artistes de chez Fly Studio. Le visuel magnifique a été créé sur des plateformes XSI de Cinéma 4D : un savant mélange d’animations graphiques, de composition, de conception graphique en mouvement, d’intégration de textures.

Quant à la musique puissante et sensuelle qui nous transporte littéralement dans cette sphère onirique, elle est le fruit du groupe électro français M83. Le titre Outro est la dernière chanson de leur sixième album Hurry up we’re dreaming sorti en 2011. Celle-ci a été composée par Anthony Gonzalez et Justin Meldal-Johnsen avec les paroles ajoutées par Yann Gonzalez, Morgan Kibby et Brad Laner. Connu depuis 1999, le groupe M83 est surtout célèbre aux Etats-Unis mais il y a fort à parier que la série Versailles leur apportera une certaine renommée.

Thème musical de la série Versailles :

Générique d’ouverture de la série Versailles :

Fiche Technique du générique de Versailles :

Clients / Broadcaster : Canal+ Paris, BBC2-UK, Super Channel-Canada, Cmore-Sweden
Production : Capa Drama, Zodiak et Incendo 

Production et production du générique d’ouverture : Ian Withehead – Incendo
Production déléguée en postproduction : Gary Evans – Incendo
Coordination à la postproduction : Josianne Bottari – Incendo
Direction de création visuelle : Christian Langlois – Mémoire Liquide
Direction artistique et chefferie, motion design : Charles Bertrand – Fly Studio
Réalisation : Christian Langlois
Production : Mémoire Liquide
Production déléguée : MJ Bourassa
Direction photo et accessoires : Étienne Proulx
Chefferie du décor : Jean Bécotte
Postproduction visuelle, animation, étalonnage, motion design : Fly Studio
Musique : M83 – Outro

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

La Bataille de Gaulle : pourquoi Antonin Baudry a confié son diptyque à deux compositeurs opposés

En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.

La Baleine et le musicien, L’Illusion de Yakushima, Backrooms : trois compositeurs face à un destinataire qu’on n’attendait pas

Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.

John Williams, David Holmes, Dupieux : trois musiques de films qui brouillent les pistes

Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.