Alliés: Musique, bande originale d’Alan Silvestri

La bande originale d’Alliés est en demie-teinte, de l’électronique bas de gamme et de l’orchestral réussi.

B.O/Trame sonore/Soundtrack

Si la bande originale d’Alliés, composée par le vétéran Alan Silvestri, est par moments un peu balourde, si elle remplace par moments la mélodie par la litanie (une tare dont souffrent de nombreux compositeurs de musique de films de nos jours), elle parvient souvent à décoller dans de grands élans romantiques, propres aux classiques hollywoodiens de l’Âge d’Or. Elle décolle surtout lorsque Silvestri oublie la musique électronique (il n’y en a pas tant que ça, mais elle peu supportable), pour privilégier la musique orchestrale qui n’hésite pas à sortir les violons.

On n’attendait pas forcément Silvestri dans ce registre romantique, lui le compositeur attitré de Robert Zemeckis (Retour Vers Le Futur, Forrest Gump) et pourtant, c’est ce qu’il maîtrise le mieux ici. Alliés semble donc, par sa trame et sa bande originale, se placer dans la continuité des plus belles et grandes histoires d’amour cinématographiques, mais on ne saura que le 23 novembre si ce film en a également les qualités. Pour ce qui est du travail d’Alan Silvestri, l’avis est donc mitigé puisque, si tout n’est pas à jeter, tout n’est pas à garder non plus.

 

Sortie: 18 novembre 2016

Distributeur: Sony Classical

Tracklist:

1. Essaouira Desert/Main Title
2. “What Are Our Odds?”
3. German Embassy
4. “It’s A Girl”
5. Trust
6. “Best Day Ever”
7. Confession/Escape
8. The Letter/End Credit
9. The Sheik of Araby (Jazz Standard)
10. You Are My Lucky Star (Louis Armstrong)
11. J’Attendrai (French War Song)
12. Sing Sing Sing (Louis Prima)
13. Flying Home (Benny Goodman)

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Thierry Jacquet
Thierry Jacquethttps://www.lemagducine.fr/
Bressan d'origine, littéraire raté de formation, amateur de bonne chère et de bons vins, sans oublier le corps des femmes (de la mienne en fait). Le cinéma meuble mes moments perdus, et ils sont nombreux. Pas sectaire pour deux sous je mange à tous les râteliers, passant du cinéma d'auteur au blockbuster sans sourciller. En somme un homme heureux de voir et écrire sur le cinéma.

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