Film Court de Brest : la compétition européenne bat son plein !

Ce jeudi 9 novembre, les cinéphiles et amateurs de films étrangers ont pu découvrir, en intégralité, les différents courts métrages sélectionnés dans la Compétition Européenne du Festival Européen du Film Court de Brest. L’occasion pour nous de revenir sur nos coups de coeur de la journée.

Vingt-six. C’est le nombre exact des courts métrages représentés dans la Compétition Européenne du Film Court. Autant dire que ce chiffre nous a permis de découvrir une large sélection d’œuvres diverses et variées. Si l’origine, le genre et le scénario de ces films ont une signification évidemment différente, il y a bien une chose sur laquelle ils se rejoignent tous : l’effet de surprise qu’ils suscitent chez le spectateur. Car, oui, un court métrage c’est avant tout une œuvre singulière qui arrive, en seulement quelques instants, à nous délivrer un message fort.

Et cette année, les choix artistiques du Film Court se sont tournés quelque peu vers l’innovation. En effet, la majorité des courts métrages européens présentés lors de cette 32e édition révèlent certaines prouesses techniques. L’histoire ne passe plus seulement par les mots, mais aussi et surtout par les images, et les jeunes réalisateurs l’ont bien compris.

Voici nos premiers coups de coeur !

Sette Pizze (compétition européenne 4)

Sara, une livreuse de pizzas, tombe dans un univers de merveilles, fiction et dangers mortels.

https://vimeo.com/203464096

Wannabe (compétition européenne 3)

Projet à la rencontre entre le cinéma et l’univers des vidéos en ligne, Wannabe raconte l’histoire d’une jeune YouTubeuse qui se construit un monde fictif sur internet.

Avec Thelma (compétition européenne 4)

Lorsqu’un volcan islandais bloque l’espace aérien au-dessus de l’Europe et retient les parents de Thelma à l’étranger, Jean et Vincent accueillent l’enfant chez eux à Bruxelles pour une durée indéfinie. Avec elle, ils découvrent les affres et les joies de la vie parentale.

Évidemment, il s’agit seulement de trois pépites parmi une longue listes de bijoux cinématographiques. Mais ce premier aperçu en dit long sur la richesse des courts métrages présentés pour cette 32e édition du Festival Européen du Film Court de Brest. 

Festival

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Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Megane Bouron
Megane Bouronhttps://www.lemagducine.fr/
Obnubilée par le cinéma indépendant, je passe la plupart de mon temps à rechercher de nouvelles pépites cinématographiques. De la psychose en passant par la tristesse pour arriver aux éclats de rire, tous les états d’âme sont bons pour apprécier à sa juste valeur un film… Si je devais n’en choisir qu’un ? Mr. Nobody de Jaco Van Dormael (2010).

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

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