Festival de Télévision de Monte-Carlo 2015 : Série Empire et Patricia Arquette

Chronique du Festival de Télévision de Monte-Carlo 2015 : interview de l’actrice Patricia Arquette et projection de la la série Empire avec Terrence Howard « Lucious Lyon » et Taraji Henson « Cookie »

Au cours de cette deuxième journée de ce Festival International, les services de presse ont été accueillis à dîner au première étage du Grimaldi Forum offrant un panorama digne de ce que l’on peut attendre d’un restaurant de la principauté. C’est également une volonté de la part du Festival de faire communier les différents services de presse internationaux pour créer un véritable réseau de journalistes.

Bien que les correspondants de presse n’étaient pas tous présents, après avoir connu la première nuit agitée sur le Rocher, notamment au Monte-Carlo Bay.
Par la suite, la presse avait la possibilité d’assister en avant première à une interview de l’actrice Patricia Arquette, en compagnie d’une autre célébrité française, Julien Arnaud, présentateur intermittent du JT de TF1.

 

Ils ont notamment échangés sur la carrière époustouflante et de cette icône et la manière dont elle appréhendait ce festival. Elle a notamment évoquée son avenir et comment elle voyait ses futurs rôles, et a insisté à ce sujet sur le fait qu’elle tenait avant tout à prendre du plaisir à jouer et continuer à s’émanciper en tant qu’actrice.
Patricia Arquette s’est ensuite avancée sur le tapis rouge, saluant les nombreux fans venus à sa rencontre. Cependant, pour des raisons de sécurité la lauréate du « Nymphe de Crystal » n’avait pas le droit de signer des autographes ou de prendre des photos avec le public. Elle a tout de même été la plus respectueuse possible en posant devant les objectifs un maximum de fois pour que chaque fan puisse avoir son propre cliché. On a ainsi distingué une réelle disponibilité de l’actrice qui malgré son statut de star reste ouverte au public.

Le deuxième événement phare de cette journée était la conférence de la série Empire projetée pendant la Cérémonie d’Ouverture. Ce moment était une nouvelle opportunité pour les acteurs et le réalisateur de partager l’émotion et le choix de produire cette série. Les acteurs principaux, se sont notamment confiés quant à leurs manières d’habiter les personnages.
On constate notamment le fait que les acteurs majeurs, Terrence Howard et Taraji Henson voient le monde des séries comme étant plus formateur encore, et qui demande davantage d’implication dans la création du personnage. L’acteur principal, « Lucious Lyon » dans la série, a particulièrement insisté sur le fait qu’il était ravi de pouvoir continuer à étudier son personnage après maintenant deux années de tournage, là où les longs métrages se limitent généralement à 6 mois. Il a ainsi indiqué qu’il avait apprécié cet engagement sur le long terme qui caractérise les acteurs de séries, et souligné que ce film avait une portée universelle dans laquelle chacun pouvait s’identifier dans cette œuvre. M.Howard, s’est montré également très ouvert et accessible à toutes les questions des journalistes, qui ont par ailleurs ovationné son costume osé, un ensemble blanc sur chemise rose.

Par la suite, l’actrice principale, surnommée « Cookie » dans Empire, a clairement « ambiancé » la salle de presse avec un réel dynamisme et une véritable joie de vivre. Elle a expliqué son choix de signer pour cette série exprimant le fait qu’elle se sentait impliquée dans un projet viable sur le long terme. Taraji a également apprécié le style d’écriture des dialogues du réalisateur, et les thématiques évoquées l’ont aussi touché, notamment la cause afro-américaine, et l’homosexualité. Elle voyait également avant tout dans ce rôle un réel challenge cinématographique.

Auteur : Adrien Lavrat

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Englouti : le ventre de la mer

Avalé par un cachalot avec une heure d’oxygène, Austin Abrams livre un survival viscéral et bluffant, entre huis clos organique et décors palpitants. Dommage que des flashbacks trop bavards et un final lourdingue lui coupent le souffle, là où le film aurait pu rester en apnée jusqu’au bout.

Ni vue, ni connue : une figurante (trop) douée

Après l’échec relatif des "Cyclades", Marc Fitoussi retrouve une inspiration remarquable avec "Ni vue, ni connue", une comédie à la fois drôle, caustique et sensible. En confiant à Isabelle Huppert le rôle d’une figurante obstinée rêvant de décrocher enfin un véritable rôle, le réalisateur signe un contre-emploi aussi audacieux que pertinent. À travers le parcours semé d’humiliations de Corinne Maclou, le film explore avec finesse l’invisibilité de ceux qui peuplent les marges du spectacle. Entourée de comédiens et réalisateurs jouant leur propre rôle, la figurante tente inlassablement de se faire une place dans un univers dominé par les rapports de pouvoir et les réseaux. Si le scénario se montre parfois prévisible, ce défaut est largement compensé par la qualité des dialogues, l’acuité du regard porté sur le milieu artistique et l’autodérision permanente d’Isabelle Huppert. Marc Fitoussi brosse ainsi un portrait aussi drôle que cruel de la condition de figurant, sans jamais perdre de vue l’humanité de son personnage. Une excellente comédie qui conjugue intelligence, émotion et mordant.

Reefer Madness : C’est de la bonne !

Du jazz, des joints, des meurtres et des bigots en roue libre : Reefer Madness transforme la propagande antidrogue en comédie musicale complètement perchée. La prohibition n’a jamais été aussi funky !

Petite Casbah : les toits de la liberté

"Petite Casbah" suit quatre enfants sur les toits d'Alger en 1955. Khadidja, Lyes, Philippe et Ahmed enquêtent pour faire libérer Malek, injustement emprisonné. Une aventure animée et fraternelle, entre jeu de piste et conte, qui raconte la guerre d'Algérie à hauteur d'enfant.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.