Les bons soldats du cinéma combattent toujours du bon côté

Cette semaine, le Parlement européen a récompensé trois films européens exceptionnels pour le Prix du public LUX : « Collectif » d’Alexander Nanau, « Corpus Christi » de Jan Komasa et « Another Round » de Thomas Vinterberg, aussi adepte de https://www.playamo.com/fr-CA/games/slots. Nous, en tant que jury derrière la ligne de front, avons fait de notre mieux pour proposer des nominations qui reflètent la beauté et la diversité de notre cinéma européen et qui ont des histoires fortes et attrayantes à raconter au public à travers le continent.

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source : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/silhouette-d-homme-debout-devant-le-microphone-3379934/

Le voyage des seize longs mois de pandémie pour donner vie au Prix du public LUX dans des conditions incertaines est une mission qui, en tant que président d’honneur du jury LUX, a été une mission précieuse, complexe et parfois ardue. Et c’est juste l’organisation d’un événement de remise de prix.Imaginez à quoi ressemblent les luttes et les difficultés pour ces bons soldats du cinéma qui n’ont cessé de se battre pour leurs projets et de produire des films dans des conditions encore plus pénibles. Je salue tous les cinéastes qui ont le courage de leurs convictions artistiques et se battent quotidiennement contre vents et marées au nom de l’art.

Sans le cinéma lui-même, le film et les artistes cinématographiques, il n’y a pas de festivals, de cinémas, de streamers ou d’activités auxiliaires qui soutiennent le travail et les artistes. C’est donc ici que nous devons d’abord chercher à fournir l’aide dont les producteurs ont tant besoin et veiller à ce que nos artistes soient soutenus dans une phase de transition pour entrer dans la nouvelle étape de la production, et permettre au cycle de vie d’un film et de ses cinéastes de recommencer, puis le reste peut suivre.

Mais nous devons être clairs sur le fait que le reste de l’industrie doit travailler pour soutenir ce premier principe, tout le reste peut être reconstruit à partir de là. Comme Shakespeare l’a si bien dit : la pièce est la chose.

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

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Ni vue, ni connue : une figurante (trop) douée

Après l’échec relatif des "Cyclades", Marc Fitoussi retrouve une inspiration remarquable avec "Ni vue, ni connue", une comédie à la fois drôle, caustique et sensible. En confiant à Isabelle Huppert le rôle d’une figurante obstinée rêvant de décrocher enfin un véritable rôle, le réalisateur signe un contre-emploi aussi audacieux que pertinent. À travers le parcours semé d’humiliations de Corinne Maclou, le film explore avec finesse l’invisibilité de ceux qui peuplent les marges du spectacle. Entourée de comédiens et réalisateurs jouant leur propre rôle, la figurante tente inlassablement de se faire une place dans un univers dominé par les rapports de pouvoir et les réseaux. Si le scénario se montre parfois prévisible, ce défaut est largement compensé par la qualité des dialogues, l’acuité du regard porté sur le milieu artistique et l’autodérision permanente d’Isabelle Huppert. Marc Fitoussi brosse ainsi un portrait aussi drôle que cruel de la condition de figurant, sans jamais perdre de vue l’humanité de son personnage. Une excellente comédie qui conjugue intelligence, émotion et mordant.

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