Durant une Master Class teintée d'émotions et de communion, Wong Kar Wai est revenu sur son parcours, son rapport au cinéma et sur l'attention qu'il apportait à ses collaborateurs, notamment les acteurs. Un beau moment de cinéma.
Procédural et sociétal, La Vérité d'Henri Georges Clouzot est un chef d'oeuvre du cinéma français. A travers la brillante Brigitte Bardot, c'est le portrait d'une femme passionnelle et destructrice qui se confronte à la froideur d'une société attachée à sa propre raisonnabilité.
Five Came Back n'est pas un documentaire de propagande sur le bienfait de grands cinéastes pendant la 2ème Guerre mondiale. C'est plus que cela: c'est un récit qui décrit avec pertinence le lien parfois douteux entre le cinéma et l'imaginaire collectif et surtout un portrait émouvant sur des hommes qui seront marqués à vie par l'horreur de la guerre.
PTU de Johnnie To est un polar expérimental qui use d’un comique de situation aussi absurde que tendu et dévoile une mise en scène nocturne de toute beauté, proche d'un Tsui Hark ou Michael Mann.
Happy Together est un cycle d'amour, d'abus, de désintégration et de réconciliation qui s’éparpille dans la réalisation mélancolique de Wong Kar Wai, pour devenir une mosaïque phosphorescente de couleurs, de lumière et de polaroids amoureux.
Dans un film où les coups de feux se font rares mais tragiques, l’héroïsme n’a que très peu de visages. Grâce à une histoire claire et à une utilisation extraordinaire du paysage, Anthony Mann imprègne un scénario familier d'une complexité psychologique remarquable.
La cité lyonnaise a ouvert ses portes à la 9ème édition du Festival Lumière ce samedi 14 octobre. Une soirée d’ouverture marquée par de multiples hommages (Eddy Mitchell), par les présentations des master class dédiées à Guillermo Del Toro & Tilda Swinton et par une projection remastérisée de La Mort aux Trousses d’Alfred Hitchcock.
De son esthétique naturaliste parfois proche de Terrence Malick, de ce montage qui superpose le flou des dialogues et le tremblement des plans dans une mosaïque sensitive prenante et hypnotique, Amman Abbasi évite les soubresauts d'angoisse opportunistes mais installe une atmosphère émouvante de moments simples forgeant les états d’âmes qui font avancer dans le monde maladif et iconique du film.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.