« Qui sait si l’art monumental n’a pas besoin de traits légèrement discordants qui soient en mesure de mettre en valeur les ensembles les plus vastes… »
« Stefanos tendit la main, serra celle de Karras façon soul shake. Karras lui jeta un coup d’œil : plutôt mince, avec un Levi’s retroussé aux chevilles – comme Karras -, une paire de chaussures de chantier de chez Sears et un T-shirt de Led Zeppelin qui reproduisait la couverture du premier album du groupe. »
« Avec Rémi, on vient toujours en costard aux soirées déguisées. C’est le test de Rorschach des déguisements. Les gens trouvent toujours un lien avec le thème. »
« Un humain a prouvé, paraît-il, que la Terre est ronde. C’est pourquoi je m’inquiète lorsqu’on affirme qu’un des coins de ce rond est plus enviable que les autres. »
"Et toujours je suis mort, de froid, de chaud, de faim, de tout, laissant les os de mes carcasses éphémères, dans le fond des mers, dans les moraines des glaciers et dans les cimetières de tous les cultes."
« J’sais pas, parfois j’ai l’impression de pas avoir accès à mes propres émotions. C’est comme si j’étais bloqué à l’extérieur de moi-même. Tu sais, la porte est fermée et je peux uniquement regarder par le trou de la serrure. Je n’aperçois que des bribes, mais je peux pas les assembler… »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.