Laurent

Lumière d’été, puis vient la nuit islandaise

« Vous savez également que si nous continuons à vivre comme nous le faisons depuis des décennies, et là, nous parlons de l’humanité tout entière qui a certes effectué un grand bond en avant ; si nous ne transformons pas notre mode vie et notre quotidien, nous courons à notre perte. Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. Nous sommes à la fois le juge, le peloton d’exécution et le prisonnier attaché au poteau. Pourtant, nous vivons comme s’il n’y avait rien de plus naturel. En toute absurdité. Nous nous contentons simplement de réfléchir de temps en temps aux autres événements irrationnels, aux informations extravagantes, à l’absurdité des circonstances, à la déraison de la vie. »

L’accident de chasse : vérité ou mensonge ?

« Mon travail cherche à montrer que la vérité est accessible à chacun, que la beauté se niche un peu partout. Voilà le langage secret des poètes. »

Vladivostock Circus : trois personnages en quête de hauteur

« Un bébé apprend plus vite à rester debout qu’un adulte à lâcher prise. »

De toutes les nuits, les amants par Kawakami, Mieko

« La première chose que l’on apprend quand on devient correctrice, c’est que… c’est qu’on ne doit pas lire ce qui est écrit. Comment dire… Roman ou pas, il ne faut surtout pas lire. »

Ama – Le souffle des femmes : Japon années 60

Isoé à Nagisa : « Après, ta mère était une grande ama, l’une des meilleures de l’île, la meilleure peut-être... »

Le Maître des ténèbres, selon l’incroyable inspiration de Comès

« Mais, je ne suis pas une âme. Je ne sais même pas si je suis mort ou vivant !... je cherche mon double physique. »

Le Dieu vivant : première aventure d’Ergün l’errant

« M’allier à un être comme toi ! Qui n’a de Dieu que le nom !... Tu es fou, je préfère mourir, tue-moi !... »

Sortie parc, gare d’Ueno : la nature au milieu de la ville

« Le jaune des feuilles de ginkgo biloba a coulé dans mes yeux comme de la gouache délayée dans de l’eau. »

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.