Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Pseudonym, un film de Thierry Sebban : Critique

Pensé comme un film militant dénonçant les dangers de l'Internet, Pseudonym ressemble à un long clip de mauvais gout et sans le moindre impact.

Deadpool, un film de Tim Miller : Critique

Les répliques les plus drôles sont indubitablement celles qui ont pour cible ce cinéma commercial et politiquement correct dont il se prétend l’antithèse. Un sens de l’autodérision qui n’épargne évidemment ni la mythologie X-men ni Ryan Reynolds en personne. Mais cet ultra-référencement dans la répartie fleurie du personnage rappelle à quel point nous sommes face à un film de fans, et c’est là sa principale limite.

Préjudice, un film d’Antoine Cuypers : critique

L'impossibilité de trancher, de n’être que le témoin impuissant d’une scène de famille dont on ignore le passif en détail, est terriblement déstabilisant. Là où la facilité aurait été de façonner, autour d’une situation clairement définie, un discours moralisateur sur le rejet de ce que l’on juge "anormal", Antoine Cuypers fait le choix de laisser les interprétations libres au public.

La 5ème vague, un film de J Blakeson : Critique

Même si le pitch peut laisser présager d’un film de science-fiction prometteur, le film se pourvoie dans la voie des pires défauts que l'on puisse reprocher aux films pour adolescents en cumulant un sentimentalisme à l’eau de rose à une intrigue prévisible. Et si cet échec prouvait que le genre a atteint ses limites?

Rétrospective Danny Boyle: Sunshine, critique du film

Alors que le scénario peut sembler terriblement convenu, à bien y regarder il recèle d'une subtilité étonnante dans sa réflexion sur la fragilité humaine face à une présence Supérieure. De plus, la maitrise formelle de Danny Boyle, qui réussit à adapter sa réalisation au fur et à mesure que l’intrigue évolue pour en accentuer toujours plus la dimension immersive, est une marque indéniable de son talent protéiforme.

Jane Got A Gun, un film de Gavin O’Connor : Critique

Alors que ce western se prétend féministe, il est difficile de voir dans le personnage incarné par Nathalie Portman un emblème de l’émancipation féminine tant son parcours et sa survie ne peuvent se faire que grâce aux hommes qui l’entourent.

Le convoi, un film de Frédéric Schoendoerffer: Critique

Plutôt que nous faire comprendre les enjeux de ce trafic de drogue international, le gros du scénario nous confine dans les habitacles des bolides où, entre les deux montées de tension qui ouvrent et ferment le film, on endure la crétinerie des dialogues que s'échangent des personnages aussi mal interprétés que caricaturaux.

The Revenant, un film d’Alejandro González Iñárritu: Critique

En dehors de sa scène d'ouverture et derrière un travail esthétisant remarquable, le film se révèle finalement assez pauvre en fulgurances visuelles. Et plus le film avance, moins le pouvoir immersif et la tension ne réussissent à faire mouche. Un comble pour le projet qui reposait sur son coté sensoriel et le partage de la souffrance vécue par son héros.

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