Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

41ème cérémonie des Césars : Palmarès

La cérémonie 41e cérémonie des César vient de s'achever: Vincent Lindon et Catherine Frot ont reçu les César du meilleur acteur...

Les ardennes, un film de Robin Pront : Critique

Grâce une mise en scène soignée, la violence psychologique est sensible à l’image mais paradoxalement n'émane pas de ce qui devrait la source naturelle, les personnages eux-mêmes. Le résultat est donc qualifiable de superficiel.

TCM Cinéma Programme : Outland

A l'occasion de sa diffusion sur TCM, revenons sur le film de science-fiction Outland, qui mérite de ne pas tomber dans l'oubli. Ses effets spéciaux impressionnant et la partition de Sean Connery permettent en effet au support de ce discours anticapitaliste de ne pas vieillir.

99 homes, un film de Ramin Bahrani : Critique

Voilà un film qui aurait mérité d'être distribuer en salles tant le regard que porte son réalisateur sur la situation socio-économique de l'Amérique post-crise des subprimes est pertinent. Mené par deux acteurs au sommet de leur art, le rapport de force entre "les winners et les losers" du rêve américain est porteur d'un fatalisme qui fait froid dans le dos. Tout simplement brillant.

Five, un film d’Igor Gotesman : Critique

Pourquoi penser son scénario comme un film entre amis alors qu'un seul d'entre eux tient l'intrigue sur ses épaules? Sans doute parce qu'il s'agit de pierre Niney, de très loin le plus connu de la bande. C'est cette volonté de ne pas prendre de risque qui va également plomber le scénario, construit comme un amas de clichés et dépourvu de bonnes surprises.

Peur de rien, un film de Danielle Arbid : Critique

Le dédain avec lequel Lina côtoie sans s’en soucier aussi bien les « faf » d’extrême-droite que les « cocos » d’extrême-gauche est symptomatique de l’absence de point de vue de la réalisatrice sur l’époque tumultueuse qu’elle prétend dépeindre.

La vache, un film de Mohamed Hamidi: Critique

La transformation du paysans naïf en un héros populaire des deux côtés de la méditerranée grâce à sa volonté d’aller au bout de ses rêves prouve bien que, malgré leurs différences culturelles notables, de telles valeurs positives peuvent réunir les peuples. C’est en cela que La Vache est un véritable feel-good-movie, au sous-texte politique évident, qui fait un bien fou dans les temps troublés que nous traversons.

Zootopie, un film de Byron Howard et Rich Moore: Critique

Plutôt que d’adapter les animaux à un univers réaliste, ce sont à l’inverse tous les aspects d’une vie urbaine moderne qui se retrouvent adaptés à la nature de ses habitants très différents les uns des autres. C’est en cela que Zootopie est un tour de force à tous les niveaux.

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