Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Anna Karénine, la vie selon Tolstoï

Lorsque l'on mentionne Anna Karénine, on pense à cette histoire d'adultère qui finit mal, ce qui place le roman de Lev Nikolaevitch Tolstoï aux côtés de Madame Bovary. Mais en réalité Anna Karénine est un roman foisonnant, dans lequel l'auteur n'hésite pas à se mettre en scène et à décrire les questions qui le taraudent.

L’Année du Dragon, de Michael Cimino : Stanley White in black

Quatrième long métrage de Michael Cimino, le premier après le désastre financier de La Porte du Paradis, L'Année du dragon semble, a priori, suivre un chemin différent. Et pourtant, il est facile de retrouver dans ce "néo-noir" sombre et violent les caractéristiques majeures qui avaient assuré la réussite des films précédents de Cimino : rigueur technique, analyse sociale et intérêt porté à des personnages complexes et indéchiffrables.

Breezy, de Clint Eastwood, le solitaire et la hippie

Le troisième film de Clint Eastwood peut en surprendre plus d'un. Pourtant, en signant Breezy, le cinéaste fait preuve d'une sensibilité qu'on ne soupçonnait sans doute pas à l'époque. En filmant un couple marginalisé par sa différence d'âge, Eastwood signe un film aussi tendre qu'intelligent, magnifiquement interprété.

« Maigret et la vieille dame », exemple de la méthode Simenon

Etretat dans la brume. Un assassinat qui se trompe de cible. Et le célèbre commissaire Maigret appelé à la rescousse pour démêler une sombre affaire familiale. Maigret et la vieille dame, publié en 1950, est une parfaite illustration de la méthode romanesque de Georges Simenon.

Quand les policiers se font justiciers…

Dans l’univers du film policier, tout le monde connaît les bons policiers qui cherchent vaillamment les criminels (quitte à jouer à “bon flic/mauvais flic”)....

L’Exorciste 2 : L’Hérétique, de John Boorman : dominer le Mal

Film incompris et donc largement sous-estimé, L'Exorciste 2 : L'Hérétique est une oeuvre intelligente sur la rédemption. Usant de symboles (la nuée de criquets, l'Afrique) et s'éloignant nettement du film original de Friedkin, le cinéaste britannique John Boorman signe un film dense, qui peut paraître déroutant.

Le festival du Film kazakhstanais nous propose de voir 14 classiques en ligne

La 2ème édition du Festival du Film kazakhstanais nous propose cette année de voir en ligne, sur son site, quatorze films classiques du cinéma du Kazakhstan, tournés entre 1938 et 1994. Une proposition qui ravira les cinéphiles curieux aussi bien que ceux qui veulent se renseigner sur la culture de ce pays.

NCIS diffuse son 400ème épisode

Pour McGee, Vance et les autres, l'épisode 2 de la saison 18 est particulier : il s'agit, en effet, du 400ème épisode de la série NCIS. Un épisode qui raconte, sous formes de flashbacks, la rencontre de Gibbs et de "Ducky" Mallard. Voilà l'occasion de revenir sur une série toujours aussi populaire, malgré les changements survenus ces dernières années.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.