Thierry Jacquet

Bressan d'origine, littéraire raté de formation, amateur de bonne chère et de bons vins, sans oublier le corps des femmes (de la mienne en fait). Le cinéma meuble mes moments perdus, et ils sont nombreux. Pas sectaire pour deux sous je mange à tous les râteliers, passant du cinéma d'auteur au blockbuster sans sourciller. En somme un homme heureux de voir et écrire sur le cinéma.

Une Vie Entre Deux Océans: Musique, la bande-originale d’Alexandre Desplat

Une Vie Entre Deux Océans - La B.O./Trame sonore/Soundtrack Une fois n'est pas coutume avec la bande-originale d'Une Vie Entre Deux Océans (en salles le 05 octobre...

Eye In The Sky, un film de Gavin Hood: Critique

Dernier film à sortir avec Alan Rickman, Eye In The Sky ne laissera pas une bonne impression de cet immense talent d'acteur. Si le film est réussi cinématographiquement, il est idéologiquement nauséabond.

Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur : Critique du film

Film militant financé par l'UNICEF, Iqbal est une réussite visuelle qui manque une des cibles qu'il aurait dû dénoncer : nous, consommateurs occidentaux conscients d'acheter des produits de consommations peu chers, fabriqués dans des conditions de travail que nous refuserions pour nous-même...

La Couleur De La Victoire, un film de Stephen Hopkins: critique

Si La Couleur De La Victoire est une réussite, c'est en grande partie grâce à la magnifique histoire qui porte le film de bout en bout, une histoire à la fois sportive, humaine mais aussi politique.

Silent Running, un film de Douglas Trumbull: critique

Silent Running se veut une mise en garde de notre rapport à notre environnement, celui d'un prédateur à sa proie qui oublie que, lorsqu'une proie est morte, elle ne ressuscite pas.

La Falaise Mystérieuse, un film de Lewis Allen: critique DVD

En ne sachant pas choisir son camp, La Falaise Mystérieuse est un film à demi. Moitié film d'amour, moitié film fantastique, il ne parvient ni à faire sourire ni à faire peur et tombe à plat. Reste Gail Russel, toujours aussi belle et légère, montrant qu'une grande carrière l'attendait si la mort ne s'en était pas mêlée.

Black, un film d’Adil El Arbi et Bilall Fallah: critique

Véritable hurlement de douleur, Black pose un constat d'une infinie brutalité, celui d'une jeunesse de banlieue issue de l'immigration, peu à peu en train de mourir parce-que tentant à sa manière, de reproduire nos modèles mortifiés, une leçon de cinéma sociétal.

Marseille, une bande originale d’Alexandre Desplat: critique

Avec Marseille, Alexandre Desplat enregistre son plus gros échec de compositeur. C'est long, ennuyeux au possible, sans créativité ni imagination. Desplat a du talent, qu'il le consacre à de plus beaux projets.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.