Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

Le lendemain, un film de Magnus von Horn : Critique

Le premier long-métrage du suédois Magnus von Horn renoue avec son thème du discernement adolescent qu'il a déjà exploité dans son court-métrage Echo. Ce faisant, il s'attaque plus particulièrement à l'humanité de son petit criminel, bafoué par une société violente et incapable de reconnaître ses propres torts dans les situations complexes qu'elle engendre.

Red Amnesia, un film de Wang Xiaoshuai : Critique

Red Amnesia, le nouveau film de Wang Xiaoshuai est un film trompeur, faussement anecdotique, mais une vraie synthèse de la Chine schizophrénique d'aujourd'hui, entre communisme et libéralisme galopant.

Les Hauts de Hurlevent, un film d’Andrea Arnold : Critique

Les Hauts de Hurlevent est une nouvelle adaptation radicale du classique de la littérature anglaise d'Emily Brontë, réalisée par la nouvelle icône du cinéma britannique, et dans la poursuite d'une œuvre exigeante et personnelle.

Maggie a un plan, un film de Rebecca Miller: Critique

Avec son nouveau film Maggie a un plan, la cinéaste Rebecca Miller réussit la gageure de cacher sous des airs de comédie une vraie étude des moeurs modernes, où les maris et les femmes peinent à trouver leur vraie place.

Everybody wants some !! , un film de Richard Linklater : Critique

Everybody wants some !! , le nouveau film de Richard Linklater rate sa cible, à force de réduire son univers à un microcosme qui ne touche personne, même pas les joueurs de baseball des Colleges dont il est question, tant le sujet est traité en surface. Déception.

Les malheurs de Sophie, un film de Christophe Honoré : Critique

Avec son adaptation des oeuvres de la Comtesse de Ségur dans son film Les Malheurs de Sophie, Christophe Honoré réussit la prouesse de respecter les romans originaux tout en apportant sa touche originale. Il réussit le pari d'intéresser tout autant les petits et les grands...

Marie et les naufragés, un film de Sébastien Betbeder : critique

Marie et les naufragés, le nouveau film de Sébastien Betbeder nage entre deux eaux, mais ni la veine mélancolique ni la veine de la comédie ne l'emporte, et malgré quelques bonnes idées de narration, l'ensemble ne décolle hélas jamais vraiment. Espérons que ce ne sera qu'un incident de parcours dans la carrière prometteuse du cinéaste.

A Bigger Splash, un film de Luca Guadagnino : Critique

L'italien Luca Guadagnino parle d'hommage plutôt que de remake, mais c'est bien le scénario de la Piscine de Jacques Deray qu'il a exploité pour A bigger Splash, avec une esthétique moderne et pop emmenée par des acteurs très en forme, Ralph Fiennes en premier...

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Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

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Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

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Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.