Calvary n’est pas à proprement parlé le film de l’année, mais sur le thème du rôle de la foi dans une société moderne, il est certainement ce qui s’est fait de mieux depuis fort longtemps. Regard désenchanté sur une société qui oublie « l’être » au profit du « paraître » et de « l’avoir »...
Surprenante série que ce "Top Of The Lake" par Jane Campion, émérite cinéaste des passions contrariées. Si cet univers mystérieux d'un huit clos étouffant, dans le grandiose paysage d'une Nouvelle-Zélande peu habituée à nos rétines de téléspectateurs interloqués,...
Cet été-là est une comédie dramatique, qui demande un peu de patience, pour être appréciée. Un sujet classique, un traitement qui semble l'être aussi. Mais au final, on a un film touchant et émouvant, qui parle de la difficulté de grandir, aussi bien du côté des adolescents, que de celui des adultes.
Donna Stern (Jenny Slate) est la version féminine de Louie CK. Evidemment, la ressemblance n'est pas physique, mais plutôt dans leur manière de raconter leurs vies sur scène, ou ils se dévoilent sans retenues, ni complaisance.
The Honourable Woman, une série britannique qui aborde frontalement la question israélo-palestinienne, a vu sa diffusion débuter au moment même où l’état d’Israël entamait ce qui restera comme une de ses plus grosses incursions dans les territoires palestiniens.
Dès le départ, le ton est donné avec une scène d'introduction en Irak. Un pays du Moyen-Orient, une présence maléfique, une divinité qui ne l'est pas moins, tout cela rappellera des souvenirs aux fans de l'horreur. Délivre-nous du mal lorgne clairement du côté du chef d’œuvre de William Friedkin.
Sefie s’annonçait comme un produit détestable, une ode à l'égocentrisme et une nouvelle exaltation du paraître. Le projet partait donc sur de mauvaises bases mais étonnamment s'en tire avec quelques honneurs.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.