On voit certains enfants prêts à pleurer; signe sans doute d'une société qui laisse de moins en moins de place à la liberté d'expression ou de création que l'on discerne également dans Koyaanisqatsi,
Pour savoir ce qu’est Brick Mansions, il faut remonter 10 ans en arrière, à l’époque où sortait un certain Banlieue 13. Qui se déroulait dans un futur proche, où toute une cité de la banlieue parisienne était cernée par l’armée, pour y « enfermer » la criminalité, laissant tous les habitants livrés à eux-mêmes.
Dans la Horde sauvage (The Wild Bunch), Peckinpah ancre son histoire en pleine révolution mexicaine. Il rythme le récit grâce à un montage nerveux qu’il contraste avec nombre de ralentis, surtout lors de fusillades dantesques et sanglantes.
En plus d’opter pour l’objet d’étude infatigable qu’est notre cerveau, Black Box a a pour personnage principal une neuroscientifique brillante, une femme intelligente dans un milieu d’hommes, ce aui est plutôt rare.
Énorme surprise que ce spin-off, qui casse littéralement les codes de la saga pour être un film d’horreur plutôt efficace et rarement pompeux. Même si les défauts sont forts nombreux, empêchant ce film d’égaler [REC], Cloverfield ou encore Chronicle.
47 Ronin est visuellement beau mais terriblement creux et mal emballé, ce genre de cadeau que l’on attend avec impatience et qui n’est finalement pas celui que l’on voulait, au point qu’il nous tarde de s’en débarrasser au plus vite. Décevant !
Robert Rodriguez porte ici son cultissime Une Nuit en enfer sur petit écran. Objectif annoncé, explorer la mythologie et les origines du fameux Titty Twister à travers dix épisodes de cinquante minutes. Soit cinq fois la durée du film originel, à une vache près.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.