Conte de fée coloré à la sauce mexicaine, vibrant d'originalité et de vie, La Légende de Manolo est le film familial idéal en cette période de fête des morts.
Eau argentée, Syrie autoportrait est conçu comme un témoignage direct du parricide étatique de la contrée Syrienne, il fait office d'avertissement et se rappelle à notre mémoire sélective embrouillée d'événements tragiques déjà passés à la postérité, chassés par le tourbillon médiatique des conflits mondiaux...
Ninja Turtles est visuellement réussi, Jonathan Liebesman fait preuve de sobriété, enfin si on le compare à Michael Bay. Les Tortues Ninja et Maître Splinter sont très réalistes. Filmés en motion capture, elles participent à la réussite de l'ensemble.
Le 31 décembre prochain, le froid vous saisira et Juillet De Sang vous giflera. Ce film sera votre étrange manière de finir l’année Cette Saint-Sylvestre, nuit de toutes les remises à zéro, de tous les projets et de tous les espoirs.
On a marché sur Bangkok représente tous les défauts possible d'un genre en perdition ces derniers temps, malgré quelques bonnes surprises de temps à autre.
Adapté du livre « Papa Was Not A Rolling Stone » en partie autobiographique de Sylvie Ohayon, celle-ci se lance elle-même dans la réalisation de son premier film. Elle réussit à nous dépeindre la vie à la cité des 4000 de manière à la fois authentique et délirante, et tout aussi joyeuse et colorée.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.