Avec "l’Encyclopédie des patrimoines de l’Amérique française", le patrimoine est une matière vivante, mouvante, où se croisent mémoire, langue, paysages, techniques, rites, saveurs ou encore combats collectifs. Ce livre foisonnant, paru aux PUR, constitue surtout une manière très juste de rappeler qu’une civilisation se conçoit autant dans ses vieilles pierres que dans ses chansons, ses noms de lieux ou sa manière de faire lever une pâte et mûrir un fromage.
Avec "La Rom-com à tout prix", publié aux éditions Playlist Society, le lecteur curieux a tout le loisir de se pencher sur le renouveau d’un genre longtemps jugé mineur. À travers sept entretiens, l'opuscule montre comment la comédie romantique française s’émancipe des modèles hollywoodiens pour épouser les lignes de fracture du présent.
"Trois maîtres du cinéma modeste" se concentre sur Joseph H. Lewis, Don Siegel et Budd Boetticher, trois réalisateurs dont les parcours éclairent différemment le fonctionnement de Hollywood entre la fin du système des studios et l’émergence du Nouvel Hollywood.
Paru aux Presses universitaires de Rennes, "Théories critiques du film" est un ouvrage collectif dirigé par Édouard Arnoldy, Cécile de Coninck, Mathilde Lejeune, Matthieu Péchenet et Sonny Walbrou. Prenant appui sur Walter Benjamin et Siegfried Kracauer, les auteurs interrogent ce que les théories critiques apportent, méthodologiquement, à l’écriture de l’histoire du cinéma et à l’analyse des films, en alternant mises au point conceptuelles, études de cas et rencontres.
Les éditions Larousse publient "Mon carnet de films et séries", imaginé par le vidéaste Amaury Dumontet. Un outil pratique, que l'on imagine avant tout entre les mains de cinéphiles en herbe. C'est en tout cas de cette manière que l'on a choisi de vous le présenter. En « je » et avec un peu d'imagination.
Un ouvrage collectif dense et inspiré restitue la cohérence d’un cinéaste longtemps perçu comme marginal, en révélant la force narrative et formelle d’une œuvre décrite comme "dangereusement sincère". C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
À rebours des récits lissés et des chronologies schématiques, le "Grand Atlas des empires coloniaux" propose au lecteur une plongée frontale dans la fabrique historique du monde contemporain. Un ouvrage de sciences historiques au sens fort : rigoureux, problématisé et profondément politique, qui fait de la cartographie un authentique instrument critique.
Epuisé, ce dictionnaire consacré aux cinéastes nippons les plus importants de l’âge d’or des studios bénéficie aujourd’hui d’une nouvelle édition revue et augmentée, comprenant notamment l’inclusion de douze metteurs en scène supplémentaire, de deux cahiers de photographies et d’une préface de Kiyoshi Kurosawa.
Édouard Louis signe un manifeste incandescent où la littérature se fait action, confrontation et dévoilement. En dialogue avec Mary Kaïridi, il défend une écriture du corps, de l’émotion et du politique, contre les dogmes esthétiques qui perpétuent l’effacement des vies dominées. Un livre qui ne répond pas : il déplace, il transforme.
Dans "Ma vie de livreur à Pékin" (éditions Autrement), Hu Anyan narre une existence traversée par dix-neuf métiers peu qualifiés. Une vie ordinaire se déploie ; elle témoigne pour des millions d'autres.
Dans ce nouvel opus paru aux éditions Fluide Glacial, Boucq envoie le divin au contrôle fiscal et la foi au crash-test burlesque. Résultat : une comédie qui tourne en rond – littéralement – et qui, à force d’absurde, pousse ses effets à leur firmament.
Entre autobiographie et chronique nationale, "Pour quelques miettes de pain" déploie le récit d’une jeunesse façonnée par les secousses politiques d’une Pologne post-communiste. À travers une trajectoire intime, Kasia Babis ausculte les fractures sociales, l’emprise religieuse et les désillusions démocratiques d’un pays en mutation, où grandir revient à apprendre à résister.
B-Gnet et Jocelyn Joret plongent leur bourgade du Midwest dans une foire aux revenants manifestement friande du cinéma populaire des années 1980-1990. Il sert en effet d'adjuvant à un comique volontiers décalé et gourmand en références. Un deuxième tome qui confirme une chose : "Chapatanka" a trouvé sa petite musique, entre parodie débraillée, absurde bonhomme et amour du grand écran.
À travers un trait simple et des mots d’une précision désarmante, "La Garde" racontent un système de santé en tension permanente. Entre conquêtes passées et fragilités présentes, c’est toute une vision du soin qui se dévoile.