Monstres Academy, de Dan Scanlon : Critique

Monstres Academy ou comment devenir une Terreur !

C’est en déjà en 2002 que le monde découvrait Monstres et compagnie, grand succès planétaire, auprès des grands comme des petits. C’est donc avec une attente non dissimulée mais aussi une petite crainte, que se dévoile enfin ce préquel, également produit par les studios Pixar et Disney : Monstres Academy, réalisé par Dan Scanlon, artiste animateur sur le prodigieux Toy Story 3 (2010).

C’est effectivement avec un grand plaisir que nous retrouvons toute la galerie diversifiée de ces bêtes monstrueuses mais si attachantes qui s’efforcent d’effrayer les petits enfants dans le noir. L’action se déroule avant le premier opus, quand Bob et Sulli sont sur les bancs de l’université de la peur. Avant de devenir une paire inséparable, les deux compères aux caractères si différents, ne sont pas les meilleurs amis du monde et ont des caractères bien opposés : Bob est un élève studieux et appliqué ; il ne ménage pas ses efforts, persuadé que seule la persévérance et la ténacité lui permettront d’accomplir son rêve : devenir une Terreur.

Tandis que Sully, grand monstre à la fourrure bleue, personnage exubérant et imbu de lui-même, provient d’une grande lignée de Terreurs, et estime ne pas devoir travailler pour développer son don naturel pour terrifier. Pour prouver qu’ils sont les meilleurs, Bob et Sulli vont participer aux Jeux de la Terreur, une compétition entre les différentes fraternités, qui doivent s’affronter sur de multiples épreuves, afin de distinguer les monstres les plus prometteurs. Ils sont alors contraints ensemble de former la fraternité éclectique des Oozma Kappa. Une véritable guerre des fraternités débute, surtout avec les ROR, les plus féroces adversaires des Oozma Kappa. Une aventure qui donne aux spectateurs quelques scènes à mourir de rire, comme celle de l’épreuve de course sur des chardons fluorescents.

Même si l’intrigue prend ici une forme un peu linéaire et somme toute classique, Monstres Academy repose sur une animation brillante et d’un grand réalisme, et constitue une aventure hilarante et bien rythmée, qui rend hommage à la tradition américaine des films universitaires.

Le spectateur de tout âge appréciera la petite morale intelligente qui se dégage de cette histoire et de tous ces personnages si atypiques et attachants : malgré les obstacles et les moqueries, seule la persévérance permet d’accomplir ses rêves ; devenir grand n’est pas si facile : ce rite d’apprentissage contraint aux compromis, à l’échange, et à l’affirmation de soi… Monstres Academy est un divertissement merveilleux, qui dépasse largement son statut de simple préquel, ou de deuxième opus à visée commerciale. Cette animation brillanté et maline, n’a en fait pas grand-chose à envier à Monstres et compagnie. A consommer sans modération !

Synopsis : Lors d’une visite chez Monstres et Compagnie, le petit monstre monoculaire, Bob Razowski a une révélation : il va devenir une Terreur ! Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur rivalité, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. C’est alors qu’ils comprennent qu’ils vont devoir apprendre à travailler ensemble, avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis…

Avec les voix VF d’Eric Métayer (Bob Wazowski), Xavier Fagnon (Sulli), Jamel Debbouze (Art), Cathrine Deneuve (La Doyenne Hadscrabble)…

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

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"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

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Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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