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Accueil Festivals PartagerFacebookTwitterPinterestEmail Du 9 au 18 juin 2017 aura lieu la 19e édition du Très Court International Film Festival. Cet évènement consacré aux courts métrages, remet chaque année à l’honneur ce genre artistique en pleine expansion. Une courte évasion Créé en 1999, le Très Court International Film Festival est un événement cinématographique récompensant tous les ans différents réalisateurs internationaux. Pendant dix jours, de nombreuses projections de courts métrages sont diffusées dans une trentaine de pays. Au-delà des frontières, ce festival est un moment de rencontres intenses, de découvertes artistiques et d’émotions éphémères. Un très court métrage est un genre cinématographique durant moins de quatre minutes. C’est ainsi que le temps d’un bref instant, ces créations artistiques tentent de nous transporter au cœur de leur univers. Micro documentaire, clip vidéo ou encore fiction, ces œuvres sont de véritables objets à la fois artistiques et culturels. La Compétition Internationale apparaît comme le moment emblématique du Très Court International Film Festival. Une cinquantaine d’œuvres cinématographiques sont mises à l’honneur, représentant le meilleur et surtout le plus court de la production audiovisuelle mondiale de l’année. Voici un léger aperçu des films sélectionnés dans cette catégorie : Nobody Speak – Sam Pilling – Etats-Unis Sandbox – Damien D Richard – France My sister’s dollhouse – Jim Archer – Royaume-Uni Poilus – Elèves école ISART – France La singularité de ce festival tient en partie à la richesse de son programme. Outre la catégorie internationale, nous pouvons également retrouver la Compétition La Parole de Femmes, entièrement consacrée aux réalisatrices et aux films ayant comme personnage principal une héroïne. Cette dernière permet de découvrir un univers féminin un tant soit peu dans l’émotion et la douceur : Not a pizza order – Cécile Ragot – France Kyra – Jurriaan Kamps – Pays-Bas Le Très Court International Film Festival, c’est également l’occasion de découvrir de purs ovnis cinématographiques. C’est le cas de la Sélection Ils ont osé « Trash & Glam », récompensant les nouveaux talents et les derniers courants créatifs. Insolite et énigmatique, c’est le moment de s’ouvrir à un programme quelque peu transgressif : Millington – being – de Josh Thomas et Darcy Prendergast – Australie Leningrad – Kolshik – Ilya Naishuller – Russie Un jury composé de sept spécialistes du cinéma départagera la trentaine de courts métrages en compétition dans la catégorie Internationale. Le jury sera cette année présidé par Nicolas Boukhrief, réalisateur, producteur et scénariste français. Le prix du droit des femmes sera quant à lui discerné suite au vote des membres d’un collectif de femmes. Derrière la caméra À un mois de l’ouverture du festival, nous avons rencontré Damien D. Richard, le réalisateur de Sandbox, un court-métrage sélectionné dans la Compétition Internationale : Votre film Sandbox figure dans la catégorie internationale du Très Court International Film Festival. C’est un court-métrage à la fois sombre et psychologique. Quel message souhaitiez-vous faire passer ? Les scénaristes Kevin Lafargue, Anton Likiernik et moi-même avions l’intime désir de vouloir mettre en perspective par ce court-métrage, la vie carcérale via la technologie. Ainsi, dans la lignée de l’excellente série anglaise Black Mirror notre message, ou plutôt notre interrogation, pourrait être : vaut-il mieux un paradis virtuel qu’un enfer réel ? Vous réalisez essentiellement des courts-métrages. Qu’est-ce qui vous plaît dans cette démarche artistique ? Oui, j’aime réaliser et écrire des fictions de tous genres et tous aspects. C’est formidable les histoires ! C’est la nourriture de l’âme et une vraie nécessité dans notre monde… Donc une priorité viscérale pour moi ! Spots digitaux, clips vidéos ou encore courts-métrages… Vous êtes un artiste polyvalent, où puisez-vous toute cette inspiration ? À mon sens, l’inspiration c’est beaucoup beaucoup beaucoup d’observation et ceci partout, tout le temps. C’est simple : absolument tout est sujet à étude et tout est potentiellement matière à création. N’est-ce pas merveilleux ! Finalement, tout est sous nos yeux : que ce soit dans le monde réel ou à travers le prisme du virtuel avec Internet, les livres, les peintures etc… Comment qualifieriez-vous votre univers ? Si l’on considère que j’ai un « univers » à proprement parler je dirais qu’il est encore neuf, mais peut-être qu’avec beaucoup de travail et d’acharnement ça pourrait devenir quelque chose de plutôt pas mal. C’est une suggestion mais le mieux ne serait-il pas de laisser place aux images plutôt qu’aux mots avec par exemple le dernier clip que j’ai conceptualisé, réalisé (et un peu joué dedans) : « Sphinx » de FYRKAT. Vous serez bien meilleur juge que moi ! Vous travaillez actuellement sur votre premier long métrage. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? Les nouvelles vont vite ! Alors oui, je travaille actuellement sur un long-métrage en tant que scénariste avec un autre grand GRAND monsieur du cinéma mais ce n’est pas mon long-métrage. Et désolé, mais je ne peux pas vous en dire plus. Après évidement, de mon côté, je développe tranquillement de mon premier long-métrage qui n’en est encore qu’aux balbutiements mais je peux vous donner le thème : un conte sur la dignité de la Vie doublé d’une fable psychologique. Désormais, il ne reste plus qu’à attendre l’ouverture de la 19e édition du Très Court International Film Festival, afin de se laisser emporter par la magie du court-métrage.
Contributeur articles·DiversComfort Bets : pourquoi parier sur son équipe favorite reste irrationnel… mais irrésistible