Alors que la polémique gonflait depuis quelques heures sur la soi-disant violence de son film, alimentée par les nombreux claquements de porte lors de la projection officielle au Festival de Cannes 2018, le nouveau bébé de Lars Von Trier est donc enfin arrivé. Comédie dérangeante et nihiliste, crachat gore sur la médiocrité de l’humanité, The House That Jack Built est bien la claque annoncée.
Avec Un grand voyage vers la nuit, Bi Gan vient de frapper un grand coup dans la section Un Certain regard du Festival de Cannes 2018. Avec son dernier trip onirique, le cinéaste chinois ne fait que fortifier la magnifique réputation qui le précède : celle de devenir prochainement l’un des meilleurs réalisateurs chinois de son époque.
Durant ce festival de Cannes 2018, La section Un Certain Regard nous a offert avec Meurs, Monstre, Meurs d’Alejandro Fadel, une œuvre hybride, qui prend la tangente de la critique sociale faite par le biais du fantastique, et le polar tendu. Souvent passionnante, l’œuvre n’est pas sans rappeler La Région Sauvage d’Amat Escalante.
Spike Lee est de retour sur la croisette avec son dernier film, BlacKkKlansman. Sans doute que le film ne marquera pas de son empreinte la sélection officielle de ce Festival de cannes 2018, mais la charge politique anti-Trump affichée par cette œuvre est nécessaire et fédératrice.
Guillaume Senez signe un bien beau petit film avec Nos Batailles. Présenté à la semaine de la critique de ce festival de Cannes 2018, ce film qui parle de la condition ouvrière et de la parenté offre deux beaux rôles à Romain Duris et Laetitia Dosch.
Avec Une affaire de famille, Hirokazu Kore-Eda marque la sélection officielle de ce Festival de Cannes 2018, avec une œuvre à la fois lumineuse et triste autour de sa thématique de prédilection : la filiation et le reflet de la famille dans un Japon reclus sur lui-même.
C’était l’une des grosses attentes de la croisette et la Quinzaine des réalisateurs de ce festival de Cannes 2018 nous a encore ébloui. Après Les Confins du monde de Guillaume Nicloux, Le monde est à toi de Romain Gavras, c’est au tour de Mandy de Panos Cosmatos, et un Nicolas cage survolté, de pulvériser la concurrence, dans ce film de vengeance gore et baroque à souhait. Oui, la quinzaine de cette année est « the place to be » de ce Festival.
Tout festival de Cannes a besoin d’une petite bouffée d’air frais, de ce film qui pulse, et qui égratigne les rétines avec son côté pop débridé. Ça tombe bien, la quinzaine des réalisateurs 2018 vient de nous l’offrir sur un plateau. Et c’est Le Monde est à toi de Romain Gavras. Le cinéaste signe là, la meilleure comédie de l’année.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.