« Que ce soient des frères sur la rivière du Bois Brûlé ou des généraux sur une île du Pacifique, les garçons cherchent toujours un endroit où s’affronter. »
« Change d’objectif, réfléchis à celui que tu étais, celui que tu es et celui que tu aimerais devenir. Mais avant ça, tu vas être obligé de composer avec les gens qui viennent ici au lieu de les prendre de haut. Certains spécimens sont certes de la racaille, mais ils n’en restent pas moins des êtres humains. »
« - Peu importe si l’enfant se trompe. Cette phrase ignoble que disent les ennemis de l’art : « Mon gosse de huit ans peut le faire. » Il faut la retourner. Si un enfant a le sentiment qu’il peut le faire, c’est que l’œuvre lui a ouvert une porte qui ne se refermera jamais. L’envie de participer. D’imiter : mes gribouillis enfantins se fracassaient face à la perfection d’Astérix. Devant Astérix, la porte de l’art me restait fermée. Quelques années après, elle s’est ouverte grâce à Chagall.
- Donc une pizza, ça ne dure pas, puisqu’on la digère. Tandis que Chagall, c’est pour toujours ? »
« Je m’en souviens… Il y a deux voies : celle de la science, celle de l’imagination… Il faut les arpenter tour à tour… passer de l’une à l’autre… trouver de nouveaux repères… »
« - Où suis-je ?
- Nulle part, t’es juste foncedé
- Je ne comprends pas
- C’est le principe. Dis-toi juste qu’il n’y a plus d’espace et plus de temps. T’es nulle part et partout toujours et jamais. »
« Les paroles acquièrent de la force quand elles viennent du fond de l’âme, dit Rinto. Elles doivent couler comme l’eau d’un ruisseau, libres comme l’air qu’on respire. »
« - Tout le monde pense que tu es devenu sot, Tosarot mon maître. Qu’en est-il vraiment ?
- C’est en partie vrai. J’ai vieilli, je suis fatigué et ma belle Rambhai me trompe avec un amant à quatre pattes… Mais tu m’as enseigné toi-même que si un homme se fait passer pour plus sot qu’il n’est, il continue à être astucieux. »
« On se lasse très vite des objets… Ça fait deux mois que je la conduis et au final, c’est juste une voiture… une jolie voiture, mais c’est juste une voiture. Crois-moi… Vis cette aventure à fond, va jusqu’au bout ! L’argent, c’est secondaire. Ça… ça te passe au travers. »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.