Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Sea Fog – Les clandestins, un film de Sung Bo Shim : Critique

Pour sa première rélaisation, Sung Bo Shim nous démontre une nouvelle fois que le cinéma corréen est à l'aise avec le mélange de genres, faisant glisser son récit d'une chronique sociale à une explosion de violence tant physique que psychologique, dans les deux cas parfaitement maitrisées.

Ed Wood, un film de Tim Burton : Critique

Passionné par le personnage que représente Ed Wood, Tim Burton immortalise le portrait d'un artiste décrié par la critique dans son superbe film éponyme...

Still Alice, un film de Richard Glatzer et Wash Westmoreland : Critique

Richard Glatzer et Wash Westmoreland ont réussi à éviter la surenchère de pathos tant redoutée (hormis peut-être dans l’usage des musiques) pour se concentrer sur leur personnage.

Réalité, un film de Quentin Dupieux : Critique

Réalité se révèle être un film qui utilise avec fougue l’art du cinéma pour créer des mises en abymes surprenantes et jouer avec la frontière entre fiction et réalité. Sans conteste la plus aboutie et la plus accessible des réalisations de Quentin Dupieux.

Casting Sauvage, un film de Galaad Hemsi : Critique

Casting Sauvage est un genre de road movie basé sur le concept d'un casting d'un film qui ne sera jamais tourné, un moment où la magie du cinéma, et en particulier la notion « d’absorption diégétique » prend son sens...

Into the Woods, un film de Rob Marshall : Critique

Rob Marshall revient à comédie musicale en offrant une relecture dénaturée des contes pour enfants que Disney avaient déjà adapté en dessins-animés. Si le spectacle pouvait fonctionner à Broadway, les stars hollywoodiennes venus assurer le box-office ne sont pas forcément à l'aise avec l'exercice, et ça se sent.

Queen and Country, un film de John Boorman – Critique

Davantage qu’une comédie satirique sur les souvenirs qu’a Boorman de ses deux années de service, le film, Queen and Country est une réflexion assez finement menée sur la limite entre la liberté de penser et l’irrespect autodestructeur...

Cours sans te retourner, un film de Pepe Danquart: Critique

Cours sans te retourner, un film sans originalité et qui, plutôt que de nous éclairer d'un regard nouveau sur la seconde guerre mondiale, s'en sert comme prétexte pour élaborer un récit larmoyant du plus mauvais gout.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

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