Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

Coby de Christian Sonderreger : Je est un autre

Coby est le film lumineux de Christian Sonderegger sur le voyage de Susanna/Coby vers la transition, ainsi que de celui de tout son entourage diversement affecté par ce bouleversement.

La Prière de Cédric Kahn : Sous la neige, le feu…et la foi

Les films de Cédric Kahn ont toujours ce quelque chose d'une urgence, d'un personnage passionné, voire brûlant. Ici Thomas, son protagoniste excellemment interprété par Anthony Bajon, est un jeune toxicomane en reconstruction, avec la prière et la foi comme catalyseurs.

Winter brothers de Hlynur Palmason : une expérience sensorielle et des émotions brutes

Plasticien de formation, l'Islando-Danois Hlynur Palmason livre avec Winter Brothers un premier long métrage intrigant, fait d'expériences sensorielles intenses, et d'une histoire de manque d'amour émouvant.

Oh ! Lucy de Atsuko Hirayanagi : une comédie douce-amère convaincante

Oh! Lucy est une chronique douce-amère d'une prometteuse cinéaste japonaise qui mélange l'introspection de son héroïne et la critique sociale d'un Japon peut-être un peu trop rigide et étriqué, sur fond de choc culture. Une bonne surprise!

La Douleur, d’Emmanuel Finkiel : rencontre sensible du cinéma et de la littérature

Publié en 1985, le livre la Douleur est sans doute un des textes majeurs de Marguerite Duras quant à son lien étroit avec un pan important de la vie de l'auteure. L'adaptation cinématographique d'Emmanuel Finkiel est une réussite en partie due à un sens aigu du bon casting, avec notamment une Mélanie Thierry époustouflante, mais aussi grâce à une réalisation qui ne recherche ni les facilités, ni les difficultés.

La juste Route, de Ferenc Török : Noir comme le souvenir

Le réalisateur Ferenc Török et son coscénariste Gábor T. Szántó qui a écrit la nouvelle, Homecoming, dont est tiré ce film, la Juste route, remettent l'accent sur les sombres à-côtés de la Shoah : la participation des hongrois à divers degrés à la déportation et à la spoliation des Juifs, suivie des remords ou de l'absence de remords chez les villageois concernés. En Noir & Blanc comme les archives de l'époque, le film est magnifique et édifiant.

Seule sur la plage la nuit, de Hong SangSoo : le fruit de la passion

Film après film, le Sud-Coréen Hong SangSoo décrypte un sujet unique : l'amour. Avalées à coups de soju, les paroles que ses protagonistes s'échangent dans un format très rohmérien, sont encore plus précises et plus touchantes dans Seule la plage la nuit, qui a valu l'Ours d'argent de la meilleure actrice à sa muse, Kim Minhee.

Les Heures sombres de Joe Wright : Enfin une consécration pour Gary Oldman dans son rôle de Churchill ?

Le biopic des grands hommes n'est jamais chose aisée. L'interprétation de Winston Churchill par l'immense Gary Oldman est pourtant magistrale, et la réalisation de Joe Wright inventive et dynamique. Une vision hagiographique du personnage, sans pour autant perdre toute objectivité.

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