Trous de mémoire (1985), de Paul Vecchiali, ressort en version restaurée. On y retrouve le réalisateur, dans un badinage post-amoureux avec une femme anciennement aimée.
Dans son quatrième long-métrage, Abdelinho, le réalisateur franco-marocain Hicham Ayouch organise une fable autour de son héros éponyme. Le fanatisme religieux s’y voit traité en folie collective emplie de négativité, faisant face à un doux rêve individuel. Le plus puissant des deux ne sera pas nécessairement celui que l’on pourrait craindre…
Avec Elle s’appelle Barbara, Sérgio Tréfaut signe un septième long-métrage saisissant, en accompagnant son héroïne en Irak, dans un camp de prisonniers djihadistes.
Jaime Rosales, dont Les Tournesols sauvages est le septième long-métrage, examine les trois liens amoureux qui permettront à une jeune femme moderne de faire son « éducation sentimentale » et d’apprendre à trouver le délicat point d’équilibre de son bonheur.
Le premier long-métrage de l’acteur et réalisateur Carlos Chahine, La Nuit du verre d’eau, entraîne au cœur du Liban, durant l’été 58, dans un joli village éloigné de la guerre qui gronde au loin. On y découvre la vie d’une riche famille de la bourgeoisie chrétienne. Dans un tel contexte, à quel destin les femmes pourront-elles être promises, et avec quelle liberté de choix ?
Dans son nouveau long-métrage, Le Processus de paix, Ilan Klipper étudie comment, de l’association de deux êtres a priori normaux, peut naître un système fou. Passionnant. Souvent désopilant.
Dans son premier long-métrage, Navigators, le jeune documentariste Noah Teichner convoque les archives, afin de retracer la vie fascinante d’un bateau, le Buford, entre politique et cinéma.
Pornomelancolia, quatrième long-métrage du réalisateur argentin Manuel Abramovich, se fraye un chemin fascinant, entre réalité et fiction, sur les pas de l’acteur porno mexicain Lalo Santos.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.