Pierre-Louis Goblet

Ma passion pour le cinéma est née suite à mon visionnage de Blade Runner. Dès lors, j'ai su que je voulais faire du cinéma mon métier, et j'ai entamé mes études dans ce but. Je suis notamment passionné du Cinéma Asiatique en général, notamment du cinéma Hong-Kongais de la grande époque, mais mon éventail cinématographique est très vaste, allant de Wong Kar-Wai à Kieslowski, en passant par Richard Fleischer, Pedro Almodovar ou encore Satoshi Kon.

Marlowe : Raymond Chandler désincarné

Avec Marlowe, Neil Jordan tente vainement de ressusciter le mythique privé. Un film vide, qui ferait plonger dans un grand sommeil...

La Famille Asada : Les photos, c’est sacré

A la fois drôle et émouvant, La Famille Asada est une ravissante plongée dans l'univers atypique d'une famille unie par la photographie.

Light Sleeper : le passager de la nuit

Moins évoquée lorsqu'on aborde le cinéma de Paul Schrader, Light Sleeper est pourtant l'une des œuvres majeures de la filmographie du cinéaste/scénariste. Et pour cause, ce drame aux relents de film noir, où l'on suit les déambulations nocturnes de Willem Dafoe, est la quintessence du style de l'auteur.

Babylon : le cinéma envers et contre tout

En seulement quatre films, Damien Chazelle s'est rapidement imposé comme l'une des figures majeures de la nouvelle génération de cinéastes. Déjà dans La La Land, il rendait un hommage très appuyé au septième art à travers une relecture des comédies musicales, de Jacques Demy notamment. Avec Babylon, il renouvelle l'exercice de l'hommage, mais en s'attaquant à l'industrie cinématographique dans son ensemble. En résulte son film le plus ambitieux de par son sujet, mais également le plus périlleux.

Glass Onion : enquête chez les 1%

Trois ans après A Couteaux Tirés, Rian Johnson et son détective Benoit Blanc reviennent sur nos écrans. Cette fois sur Netflix, le cinéaste prolonge sa déconstruction du genre, qu'il avait bien entamée dans son premier opus. En résulte un film dans la continuité de son modèle, mais qui pousse les curseurs plus loin, à la fois pour le meilleur et le pire.

Les Bonnes étoiles : Road trip Coréen

Auréolé du prix d'interprétation masculine au dernier Festival de Cannes, Les Bonnes étoiles est une nouvelle perle dans une filmographie remplie de bijoux. Cette fois installé en Corée du Sud, le cinéaste approfondi les thématiques chères à son cœur, et les entremêlent à un vrai sujet de société coréen.

Le Menu : satire saignante

Avec Le Menu, Mark Mylod s'essaie à la satire sociale. En s'inscrivant dans le milieu de la haute gastronomie, il tente de dénoncer les comportements exécrables de ces 1%. Malgré un récit assez facile qui pêche dans son écriture, la satire sociale et la galerie des personnages sont suffisamment convaincants pour satisfaire notre appétit.

The Midnight Club : Mike Flanagan en mode teen

Avec The Midnight Club, Mike Flanagan aborde pour la première fois l'univers des adolescents. Si on retrouve les thématiques chères à l'auteur, la série peine toutefois à convaincre. Si Flanagan est toujours un maître dans l'écriture pleine de sensibilité de ses personnages, l'intrigue est cette fois laissée de côté, ne se contentant que de parsemer des indices pour une potentielle deuxième saison.

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