Le scénario d'Annabelle est un modèle de foirage total. Les personnages sont creux et inintéressants au possible, tout droit sortis du petit manuel des clichés du genre...
The November Man a frisé la correctionnelle, passant à deux doigts du ridicule revival d’un Bond qu’a incarné autrefois Pierce Brosnan. Tout y était pour que ce film devienne un gadin mémorable...
Grand connaisseur de films d'action, et rôdé au genre de par sa filmographie, Antoine Fuqua offre au spectateur plus de deux heures d'action décomplexée, violente, souvent amorale et toujours parfaitement stylisée.
Still the Water est un poème cinématographique, dès les premiers plans, on est submergé par la beauté des paysages japonais, ce film tourné à Nara, ville de naissance de la cinéaste est aussi une ode à la vie
Million Dollar Arm est inspiré d'une histoire vraie, une succes story comme en raffole les américains, sur le mythe du self-made man. Avec en toile de fond, le sport numéro 1 aux USA, le Baseball...
Gracepoint est un Broadchurch à l'américaine, la série diffusée sur la chaîne Fox est déconcertante, elle donne vraiment l'impression d'assister à un ctrl+c, ctrl+v dès les premières minutes du pilote...
Loin de l'image glamour du Parrain, plus proche d'un Soprano sans aller aussi loin dans la névrose, Les Âmes Noires donne à voir une autre image de la mafia.
Mélange de thriller, de film d'horreur et de conte de fée version ultra-dark, Horns se permet aussi quelques clins d’œil discrets à d'autres monuments du 7ème art comme Friedkin ou Lynch.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.