Kévin List

Cinéphile assidu accro au café. Traîne dans les cinémas d'art et d'essai de Paris. Mange dans les food trucks entre deux films. Prend plaisir à débattre dans les bars des alentours de Notre-Dame. Outre son activité sur le site, Kévin est régisseur sur les plateaux de cinéma.

A Girl Walks Home Alone at Night, un film de Ana Lily Amirpour : Critique

Film fantastique sublimé par une mise en scène hypnotisante et une bande-son des plus électriques, A Girl Walks Home Alone at Night est peut-être ce que vous verrez de plus audacieux en ce début d’année

Hard Day, un film de Kim Seong-hun : Critique

Rarement un personnage n’aura été aussi proche de la définition littérale d’anti-héros. Corrompu jusqu’à l’os, empêtré dans des enquêtes judiciaires, père de famille absent, le personnage principal est un flic tout ce qu’il y a de plus ripou.

Les Nouveaux Sauvages, un film de Damián Szifron : Critique

Les Nouveaux Sauvages (Relatos Salvajes) met en évidence l’illusion de l’homme civilisé alors qu’un mince fil le sépare de la brutalité à l’état sauvage...

Predestination, un film de Michael et Peter Spierig : Critique

Predestination est un thriller futuriste où les agents d’une unité temporel peuvent déterminer à l’avance les individus sur le point de commettre un crime.

’71, un film de Yann Demange : Critique

Cette semaine, entre Interstellar et le nouveau François Ozon, il y a '71, un thriller britannique sur fond de guerre qui sort de manière discrète en salles et qui fait son bonhomme de chemin.

La French, un film de Cédric Jimenez : Critique

La French raconte l’histoire de deux hommes avec des intentions, des convictions, des principes presque identiques mais qui différent par leur appartenance à un côté ou de l’autre de la loi.

Alleluia, un film de Fabrice du Welz : Critique

Entre le film d’épouvante, la comédie musicale, le drame et l’humour grinçant, Alleluia est à la croisée de différents registres qui fonctionnent étonnamment bien.

Aux Yeux des Vivants, un film de Julien Maury et Alexandre Bustillo : Critique

Le film part avec de très nombreuses lacunes, mais heureusement les deux compères savent manier une caméra et quelques projecteurs. Car Aux Yeux des Vivants proposent des plans splendides et cette symbolique divine autour du « mutant » fait preuve d’une maîtrise formelle imparable.

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