Drôle, subtil et bouleversant, Tout va super mêle comédie romantique et réflexion sur la fin de vie. Porté par une distribution éclatante (Hakim Jemili, Noémie Lvovsky, Marie Colomb, Camille Chamoux, Rudy Milstein), le nouveau film de Patrick Cassir a des airs de Blier en plus suave.
Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Piper, un magnifique et irrésistible court-métrage d'animation qui a servi de préambule au film Le Monde de Dory lors de sa sortie dans les salles le 22 juin 2016.
Si le projet jouit de qualités indéniables (on misera sur le casting très en phase et un visuel léché et très psychédélique), force est d'admettre que Doctor Strange est une oeuvre marvelienne dans le plus pur sens du terme, quitte à en reprendre les mêmes travers. Original mais très inégal en somme.
La fille de Brest, 5e long métrage de la réalisatrice Emmanuelle Bercot, est un film-dossier très réussi. Elle y retrace, à travers les yeux d'Irène Frachon (interprétée par l'actrice danoise Sidse Babett Knudsen), le combat contre le médiator. Sans rien épargner au spectateur de la souffrance de la chair comme de l'histoire d'une femme qui monte au front, Bercot fait presque un film de guerre. Elle n'a rien à envier aux américains, spécialistes de l'investigation au cinéma, et ce, malgré quelques longueurs. Le film sort en salles le 23 novembre.
La sixième édition du Paris International Fantastic Film Festival va se dérouler début décembre (du 6 au 11) au Max Linder Panorama. Après le lancement d’une campagne de financement participatif il y a quelques semaines, les organisateurs viennent de dévoiler les dix premiers films qui seront projetés pendant ces six jours renversants au cœur du meilleur du cinéma fantastique, d’horreur et de genre. La sélection s’annonce très éclectique. Les long-métrages viennent d’horizons très différents.
Et vous, que feriez-vous si votre meilleur ami vous appelait au secours en pleine nuit, coincé sur le bord de la route à plus d'une heure de chez vous? Cette question épineuse est le cœur de la comédie de Michael Cohen, qui interroge ainsi le véritable sens de l'amitié entre 2 hommes dans la fleur de l'âge. Est-ce justement une bonne occasion de franche rigolade entre amis ou vous en voudront-ils de les emmener voir une énième comédie de mœurs putassière?
Le cinéaste allemand Florian Henckel von Donnersmarck, lauréat de l’Oscar pour le meilleur film étranger avec La Vie des Autres en 2007, s’apprête à adapter Thorgal pour le petit écran. Cette bande dessinée belge d’heroic fantasy a été créée en 1977 par Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski. La relève de Game of Thrones et Vikings est assurée.
Icare, qui préfère qu'on l'appelle Courgette, vit avec sa mère alcoolique jusqu'à ce que celle-ci décède accidentellement. Il se retrouve au foyer des Fontaines avec d'autres enfants qui n'ont pas eu de chance dans leur vie. Au milieu de ce petit groupe il apprend de nouveau à aimer et être aimé.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.